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 | La politique vue par un citoyen "apolitique"... La politique devrait être la science et l'art de conduire les affaires publiques. Elle devrait être, encore, l'action d'assurer la charge des relations extérieures d'un état. Et, avec, en tout cela, une obligation de résultat, autant que celle de gérér en "bon père de famille". Voeux pieux ! Définitions uniquement théoriques et si éloignées des réalités, en fait. Car, l'Homme est faible, on le sait bien. Nos dirigeants politiques, nos représentants, élus ou non, ont un instinct naturel de la conservation qui les conduit trop souvent à penser ambition personnelle, carrière, sécurité, démagogie, esprit de parti ou d'association, même minoritaire, avant de servir l'intérêt général et supérieur de la nation. L'homme politique est très rarement seul. Il appartient à un parti qui lui donne une "étiquette" et des voix d'électeurs en échange de son adhésion. Il "vend" aussi sa continuité politique dans la rue et à ses permanences, surf sur des mouvances, des groupes de pression, des corporations, des idéologies et du "politiquement correct". Quant aux partis, ils me semblent être des associations d'ambitions personnelles et privées, d'idéologues, de "fonds de commerce" de responsables en concurrence et de militants de base obscurs. Des regroupements d'ambitieux, avides de pouvoir et de moyens, dont les plus agiles et aussi les plus magouilleurs éliminent tous ceux qui sont sur leur passage pour se hisser seuls au sommet de la pyramide ! Tout cela, bien entendu, derrière le rideau de fumée que diffuse leur déclaration de bonnes intentions, de "politiquement très correct" ainsi que leur culte déclaré et idolâtre d'une version démagogique et bien à eux des "droits de l'Homme", toute à leur service, celle qui en exclue systématiquement les "devoirs"... Ben voyons ! Evidemment, hommes politiques et partis politiques soutiennent mordicus leur attachement inconditionnel à la cause publique et affirment partout qu'ils sont seuls à disposer des capacités, du savoir-faire et des aptitudes dont le pays à besoin. Et on voit...après : ceux qui payent, ceux qui sont grugés régulièrement, ce sont les citoyens électeurs ! On ne gère pas une entreprise avec une idéologie, avec une sensibilité de gauche ou de droite. Mais, peut-être, avec une ambition personnelle de réussir. Il en est exactement de même d'un pays ! L'économie, le courage, le travail, comme les incontournables réalités des marchés, la justice, la sociologie et les attentes des citoyens sont des faits concrets. On ne peut les prendre en compte et les maîtriser qu'avec du bon sens, des aptitudes suffisantes, de l'expérience et beaucoup de volonté, de probité. Souvenons nous de de Gaulle, de Pinay. On ne réussit pas dans ce domaine avec les calculs des partis, avec les magouilles de la politique en général, avec les pressions des lobbies et des associations minoritaires. Les citoyens ont eu maintes fois l'occasion de constater combien leurs responsables politiques avaient négligé de voir et de comprendre des réalités pourtant évidentes et graves. La France a donc payé très cher ces carences au cours des 65 dernières années. Le présent début de son éclatement en communautés qui ne s'assimilent plus rique d'annoncer de bien tristes destins pour l'avenir. Certes, un soubresaut et des réactions saines viennent - enfin - d'apporter un peu d'espoir à ceux qui avaient compris que notre pays partait tout doucement à la dérive. Mais, ces réactions n'arrivent-elles pas bien tard? Aux Français de comprendre très vite qu'il est vraiment urgent de traîter le mal. Il nous faut maintenant des "hommes de crise", des hommes de bon sens; des gestionnaires clairvoyants, volontaires et déterminés. De leur venue et de leur travail dépendra l'existence même de notre pays. Il nous faut donc de l'action plus que des mots; des résultats plus que des promesses. Un homme, enfin, s'est détaché et semble faire le poids. Jeune ministre, il se présente déjà comme le chef de file de l'équipe d'hommes qu'il nous faut, avec des arguments concrets et des résultats. Point n'est besoin de le nommer. Il suffit de le soutenir. Pierre d'Humières décembre 2003
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 | SURENDETTEMENT La France croule sous les dettes et, curieusement, personne ne semble s'alarmer. Depuis trop longtemps, par pure folie ou par simple démagogie, nos responsables politiques ont affecté, utilisé, "généreusement" donné ou même gaspillé des sommes pharaoniques dont ils n'avaient pas, en fait, le premier sou. Résultat, notre pays, très surendetté, se rapproche dangereusement d'une situation de cessation de paiement. Certains, dont la voix porte et dont la notoriété existe, osent feindre de s'étonner de cette situation qu'ils ont eux-mêmes créée ou dont ils sont, au minimum, les coresponsables. D'autres se taisent et occultent le fait. Rares sont ceux qui en parlent et presque tous fuient largement leurs responsabilités. On sait qu'ils les fuiront jusqu'au clash. Les hôpitaux sont à la limite de ne plus assurer leur prise en charge normale de la santé publique. Les administrations, la police et l'armée en particulier, sont désormais très loin de pouvoir tenir les rôles, pourtant indispensables, qui sont les leurs. Tout le monde sait déjà cela. Non seulement il n'y a plus d'argent dans les caisses de l'Etat, au demeurant surendetté, mais les capacités de la France à recourir, encore et toujours, à l'emprunt ont atteint leur extrême limite. Le service actuel de la Dette est ruineux et absorbe à lui seul une part importante des recettes. Surchargés d'impôts, de taxes et de très lourdes contraintes administratives, les entreprises, déjà bien éprouvées par les effets de la mondialisation, sont de plus en plus obligées de se délocaliser. Les particuliers (ceux qui sont générateurs de richesses et les plus productifs) eux-mêmes écrasés et largement démotivés par la fiscalité française comme découragés d'entreprendre par la complexité ridicule et par les exigences incroyables de notre administration, ne pensent qu'à partir dans d'autres pays plus accueillants. Par contre, les assistés permanents, déjà innombrables, arrivent en masse du monde entier pour participer à la distribution de la manne faite des emprunts répétés que nous ne pouvons plus rembourser. Ils auraient bien tors de se gêner ! Tous les ingrédients d'une faillite retentissente sont là. La France, en net recul sur tous les plans, arrive déjà en queue du peloton des pays européens. Il n'est plus temps de jouer à l'autruche et de garder la tête dans le sable. Pour s'en sortir - s'il n'est pas déjà trop tard - il va falloir très vite remettre en cause bien des idées reçues. Et aussi, quelques tabous. Il faudra, à commencer par nos responsables politiques, que tout le monde retrousse ses manches, oublie un peu son intérêt personnel, ses idées et son aveuglement pour regarder la vérité en face et pour oeuvrer d'abord en faveur de l'intêret collectif. A moins que nous ne préférions tous que la France ne se compte très bientôt au nombre des pays du Tiers Monde. Et, pas seulement sur le plan de l'économie ! On peut dire que le bon sens a été trop longtemps piétiné. Aujourd'hui, la copie est toute entière à reprendre. Et même très vite! Pierre d'Humières janvier 2004
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